Un enfant, une voiture. C’est une équation répandue parmi la population montréalaise, et plus globalement, parmi le monde occidental. Mettre un enfant au monde, c’est une responsabilité qui pèse de tout son poids sur le quotidien et les déplacements des parents. Garderie ou famille ne sont pas toujours à quelques minutes de marche, le panier de l’épicerie grossit, la poussette ne se porte pas sur les épaules, un enfant ne marche pas vite, etc.… Autant de raisons de se persuader qu’une voiture est une nécessité. Certains parents restent pourtant à l’écart de la tentation de la pétro-mobilité. Ce sont des cyclistes convaincus, au mode de vie volontairement plus simple, plus libre, moins coûteux et respectueux de l’environnement. Lorsque beaucoup choisissent d’infléchir leurs convictions et ferment les yeux sur leurs renoncements, eux refusent l’abdication. Ils continuent à rouler en vélo l’année longue, beau temps mauvais temps, passant à travers les quatre saisons du Québec. Ils sont des preuves vivantes et inspirantes que cela est possible, sécuritaire, pas si difficile et sacrément enthousiasmant.